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L'ESA Le 75 ouvre ses portes
4 jours, 4 lieux, 1 exposition, 9 conférences et débâts, 20 intervenant·es internationaux·ales
Exposition d'images plurielles imprimées
Deux photographes alumni exposent
Exposition Images Imprimées
Je m’appelle Sarah Colombani, j’ai eu mon diplôme du 75 en photographie en juin 2019 et j’habite aujourd’hui à Londres, où je travaille dans la production de vidéos promotionnelles pour diverses entreprises. Après avoir fini mes études à Bruxelles, j’ai décidé de faire un stage Erasmus+ en Angleterre, dans une société de production: Spring Films. Ce stage a duré un peu plus de trois mois, pendant lesquels j’ai occupé le poste de documentaliste.
J’ai choisi de faire mon stage à Londres, car j’avais déjà décidé d’y emménager une fois mon diplôme en poche. L’idée d’une “immersion douce” dans un nouveau cadre professionnel me semblait être la meilleure manière d’aborder cette fin d’études. Après quelques semaines de réflexion, j’ai pris contact avec Spring Films, une société de production spécialisée dans le documentaire et ils ont accepté de me rencontrer. Après un entretien sur place (il était aussi possible de le faire à distance.), j’ai reçu une réponse positive. Le démarchage était assez simple, il y avait très peu de papiers à remplir, et tout est allé très vite.
Spring Films a entre autres, produit les films “L’acte de tuer” (the act of killing) et ‘The look of Silence’, réalisés par Joshua Oppenheimer; “Death row”, “Into the inferno”, “Meeting Gorbachev” et “Fireball: visitors from darker worlds” réalisés par Werner Herzog (j’ai eu la chance de travailler sur Fireball pendant mon stage.), ainsi que la série “Prisons” réalisée par Paddy Wivell, qui porte sur les pénitenciers Anglais. Ils ont été récompensés par plusieurs Emmy, BAFTA, Peabody, Grierson et deux nominations aux Oscars.
Travailler avec leur équipe (seulement une dizaine de personnes) était une réelle chance. Mon rôle était d’examiner des propositions de films et de les développer. Parfois, il s’agissait de projets concrets dont le tournage avait déjà commencé (Fireball, par exemple), il fallait donc trouver des lieux à filmer, des experts à rencontrer sur place… Et il s’agissait parfois de thèmes larges qui intéressaient les producteurs (la résilience chez les athlètes, le crime, la place des femmes dans le trafic de drogues.)… J’étais alors en charge de faire des listes de sujets éventuels, d’articles de presse et de références visuelles, de décider de l’angle sous lequel il fallait aborder ces sujets pour que le film qui en résulte soit novateur, et de mettre en forme une ou plusieurs propositions à présenter à de potentiels diffuseurs ou contributeurs.
J’utilise encore certaines méthodes de recherche que j’ai découvertes durant mon stage et je trouve que cette expérience a été très complémentaire à ma formation initiale au 75. Ces nouvelles connaissances enrichissent mon travail documentaire en photographie, et ma manière d’aborder les sujets sur lesquels je travaille en vidéo. J’ai eu la chance de rencontrer beaucoup de personnes dont certains producteurs, monteurs et réalisateurs avec lesquels je suis toujours en contact. Cette expérience était dans son ensemble vraiment positive et étonnamment simple à mettre en œuvre.